Gannin sore moxonu/cuisine traditionnelle

Sorokompe 

Gannin sore moxo

Maaren sooninko

Sooninkanxan mugaano

Ke ni masalan kurunba ya, a ga gilli ti xa Xaayi xibaaru-woyiran ŋa

Masalanŋe ke taŋana katta manne yi ?

A taŋana katta ganni, maamanun kiyen yige moxonun do sore moxonun ya, nan ri a wara lenki kiyen sore moxonun do o yige moxonun ŋa. I nafan do i mantooranu :

Jaajen sore moxo ?

Bakkarixamisan sore moxo ?

Deren sore moxo ?

Naranxan sore moxo ?

Soolan sore moxo ?

ɲeelenŋen sore moxo

Sonbin sore moxo ?

Fonden sore moxo ?

Suuren sore moxo ?

ɲeccinbutan sore moxo

Larun sore moxo ?

Laaxan sore moxo ?

Denbateren sore moxo ?

Tufullen (buudu)

Sengeten sore moxo ?

Xunjelin sore moxo ?

Masalanŋe ke kuŋa, a ni xa yaa da: yaxaru

A wa ɲaana xa danŋa koye su di taa baane.

Xa yaxaru beenu ga‘a mulla n‘i taqe ro masalanŋe ke di, xa raawa o xilli, o xirindaadin killun kanma :

Walla xaa ! xa n’o terinka:

www.radioruraledekayes.net killen kanma

00223/21 58 00 81

00223/21 58 01 50

Alla gan n’o gemundi sahaaba yi ! Na a kootan koyi o ya !

Xa nawaari ti xa terinkeyen da !

Ayisatu Gunjamu/Yaaya Si
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LA CUISINE
A mes chères consoeurs soninke
A toutes celles s‘exprimant en soninke
Cette nouvelle émission sera émise à partir de votre Radio Rurale de Kayes
Alors pourquoi en fait cette émission ?
Elle met en valeur notre savoir-faire culinaire du passé qui a été l‘ époque de nos ancêtres; elle montre comment ils se nourrissaient et faisaient-ils la cuisine? Comment la confronter aux réalités de l‘époque présente dite „moderne“?. De quelle façon se nourrit et fait – on la cuisine ? Il s‘agit de tirer entre les deux périodes ici évoquées, un bilan des avantages et des incovénients de mode de vie.
Il s‘agit de décrire comment se faisait et se fait encore aujourd‘hui la cuisson, dans nos foyers, ces menus ci-dessous énumérs :
Jaaje ?
Bakkarixamisa ?
Dere?
Naranxa ?
Soolan?
ɲeelenŋe?
Sonbi ?
Fonde ?
Suure ?
ɲeccinbuta
Laru ?
Laaxa ?
Denbatere ?
Tufulle (buudu)
Sengete ?
Xunjeli ?
Alors cette émission est conçue pour vous : les femmes
Elle aura lieu une fois toutes les semaines.
Vous qui désiriez y participer, appelez nous sur nos contacts téléphoniques ci-après :
00223/21 58 00 81
00223/21 58 01 50
Ou alors nous joindre sur le lien :
www.radioruraledekayes.net
Que Dieu nous guide ! Vivement au jour“J“ !
Merci de votre attention !
AÏSSATOU GOUNDIAM/YAYA SY

 

BIENVENUE

Soyez les bienvenus dans notre auberge commune. Vous pouvez :

  • vous y faire inscrire
  • vous y faire héberger
  • vous y faire vos réservations
  • vous y connecter sur Internet (à demander le code WIFI)
  • vous y faire des copies et photocopies
  • télécharger des fichiers audio et visuels moins chers
  • Merci d’avance
  • Vous avez quitté chez vous
  • Ici, faîtes comme chez vous !

Prenez bien soin de vous adresser aux contacts suivants :

  • 00223/69 17 73 83
  • 00223/76 38 79 33
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Nécrologie

A tous les amis, alliés, parents, proches et collaborateurs, nous avons la tristesse de vous annoncer le décès de notre mère, grand’mère Feinda Madi Diallo (mère de notre collaborateur Demba TRAORE), survenu à l’âge de 97 ans dans son village natal Moudéry (Sénégal).

Que nos prières accompagnent l’âme de la défunte à sa dernière demeure et que son âme repose en paix.

Amen.

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O sunonton wa a tuwindini xananu, maarenmu, burutinton do gollinyanrenmun wa, o maa, o maama Fenda Madi Jallo, saageyen wa (a ga ni o kappanrenma Denba Tarawore saaxa),  a saaredeben yinme ya ken ga ni Mudeeri (Senegaali), na a wuyun toxo 97 siino.

Alla gan d’o duwon batundi d’a yi katta a kaa lagaren wa. Alla gan na a yonki neema, a neema duumanten noxo !

Aamiina.

L’astronomie dogon

L‘astronomie

La science astronomique dogon étonne encore, comment les Dogons ont-ils connu des phénomènes et ou des étoiles qu’on ne peut voir à l’oeil nu ? Comment ont-ils pu élaborer des théories qui tiennent la route à tel point, qu’aujourd’hui encore, les astro – physiciens n’arrivent pas à tout mettre en évidence, cette théorie atomique qui connaît la forme et l’infinitude des galaxies, les satellites de Jupiter, l’anneau de saturne, la rotation du soleil sur lui-même, le mouvement de la terre autour du soleil et sur elle-même, bref toutes les caractéristiques du système de Sirus, la croix du sud et mille autres sur cette arche ?“

Parlons succinctement de cette astronomie chez les Dogon. Le ciel et les étoiles ont été l’objet d’étude chez eux. Il existait des écoles pour l’étude des phénomènes et des corps célestes. Le ciel était partagé en hémisphère nord et hémisphère sud. Chacune des tribus Dogon s’occupait spécialement d’une pléade ou d’une planète donnée ainsi, les Arous s’occupaient de la lune, les Dyon du soleil, les Domno du bourbier d’Orion et les Ono de Vénus. Toutefois, toutes les tribus ensemble avaient souci de suivre Sirus (Sothis), étoile qu’ils appellent étoile du Sigui, Sigui Tolo“, étoile très importante dans leur cosmogonie. Pour les astronomes dogon qui sont, bien sûr , théologues et/ou prêtres, Sigui Tolo, Sirus A a un compagnon“ Sirus B qui, lui-même, aurait un“ compagnon“ Sirus C. Les Dogon appellent, po tolo l’étoile po (fonio) Sirus B ; pour eux, Sirus B est un satellite de Sirus  dont la révolution est de cinquante (50) ans ; elle serait l’étoile la plus petite de toutes les étoiles mais aussi l’étoile la plus lourde et elle serait le centre de l’Univers et contiendrait les germes de tout ce qui existe ; un changement quelconque des rapports primordiaux entre cette étoile et un quelconque élément de l’univers entrainerait une catastrophe de dimension cosmique. Sirus B , en fait, n’est pas visible à l’œil nu. Sirus B existe, c’est une naine blanche, découverte en 1844 par Friedrich Bessel et Alvan Clark qui on reconnu que sa révolution est de cinquante à soixante ans, ce qui approche ce que les Dogon en disent.

Le deuxième compagnon de Sirus, la Sirus C, serait plus grand que Sirus B mais quatre fois plus léger ; son orbite serait plus grande et sa révolution serait aussi de cinquante (50) ans. L’existence de Sirus C, est très fortement soupçonnée : des astronomes de l’observatoire de Nice (France), tenant compte des variations des mouvements de Sirus A soupçonnent l’ existence, tout à côté d’une naine rouge. Mais son existence, d’après même les données reçues du satellite américain Huble n’est pas encore prouvée. Mais pour les Dogon, les étoiles sont en rapport avec la vie des hommes et jouent sur leurs humeurs, leurs institutions d’où l’importance et la nécessité d’être en bon accord avec les étoiles, parce qu’elles aussi, comme le monde des humains, tout comme toutes choses et tous les êtres sont en communion avec tout le cosmos , le  tout étant Un. Ce rapport conduit tout droit à l’importance du Zodiaque et du calendrier sur les activités humaines. A travers les différents symboles utilisés dans les différents moments du mythe dogon tels que rapporté par Ogotembeli, Griaule a retrouvé tous les éléments du Zodiaque et dans plusieurs pages de son livre « Dieu d’eau (pages 188-205) ; il les évoque et met en exergue leur signification.

A propos du calendrier, les Dogon, comme les Egyptiens pharaoniques, en ont plusieurs : le calendrier lunaire ; le calendrier solaire ; le calendrier sidéral ou astral et le calendrier vénusien.

.le calendrier almanach, calendrier lunaire indique avec précision les différents moments du début des activités communautaires saisonnières (semailles, labours, récoltes, chasse rituelle, moments des différents rites et sacrifices). Ce calendrier lunaire est généralement visible dans taguna, lieu de réunions et de repos des patriarches.

La semaine est de cinq (5) jours. L’année est de douze (12) mois de trente(30) jours chacun. L’apparition des constellations et le temps de leur présence visible sont très importants dans le calendrier de ce genre ; il est souvent combiné au calendrier solaire, qui, lui, a 365 jours ?

Il faut signaler l’existence d’un calendrier beaucoup plus dégagé des préoccupations agricoles et davantage axé sur des phénomènes d’ordre cosmogonique et astral notamment sur la révolution et les différents mouvements des étoiles Sirus A, Sirus B et Sirus C. C’est le calendrier sidéral ou astral. C’est ce calendrier qui est utilisé pour fixer la date de la fête soixantenaire du Sigui. D’ailleurs d’autres systèmes de datation sont utilisés dans ce cas. Ainsi dans certaines cavernes, les anciens se réunissent une fois tous les deux (2) ans pour une beuverie ; trente beuveries correspondant à la date du Sigui ; il y a aussi  qu’une soixantaine de village célèbrent un à un, chacun à son tour, la fête du Sigui ; le tour complet, c’est-à-dire le tour de Yougo Dogoro. En outre, les techniques que les Malinke et les Dogon emploient pour compter ne laissent pas d’erreurs. Wa Kamissokho, Griaule et Leiris ont bien expliqué ce système employé pour dater les évènement. En effet, les Malinké utilisaient les « kokoberew » (petits galets pris dans le fleuve). Un kokobèrè mis dans une jarre chaque année ; on comptait alors le nombre de galets pour connaître le nombre d’années écoulées ; les Dogon comptaient soit des galets soit des  nœuds réalisés sur des cordelettes ou des cauris. Ces jarres à galets pour le comput étaient gardées par un groupe de notables âgés. Les erreurs dans le comput traditionnel sont presque négligeables

Venus étant particulièrement étudiée, ses six (6) positions sont connues et font l’objet d’un calendrier, le calendrier vénusien.

 (extrait du livre de Ali Sangaré : l’Egypte pharaonique/ les dogon/Espace de rencontre pages 89-92 – Editions Jamana)

LA PAILLOTTE – RESTO DE LA RRK

LA RADIO RURALE DE KAYES, vous souhaite la bienvenue sous sa PAILLOTTE – RESTO et vous propose durant vos séjours, son expertise dans deux domaines de la gastronomie au travers de menus variés et de très haute facture nutritive. C’est-à-dire , invariablement, dans la confection de plats aux normes européennes et locales, à des prix accessibles et presque au goût du client.

VOUS Y SEREZ ACCEUILLIS COMME CHEZ VOUS, tous les jours de 6 à 22 heures, par le maestro Abdoulaye CAMARA spécialisé en hôtellerie – tourisme.

N’HESITEZ SURTOUT PAS DE PASSER VOS COMMANDES, avant de fouler le sol d’accueil et d’hospitalité légendaire de la ville de Kayes.

Contacts:

00223/67 77 96 67

00223/72 45 06 12


 

Intronisation du Tunka du Gajaaga/Par le Pr.Yaya Sy

Dogo Diawara. Intronisation du TUNKA-5

La circoncision

La circoncision

Les Egyptiens étaient circoncis dès la Préhistoire : ce sont eux qui ont transmis cette pratique au monde sémitique en général (Juifs et Arabes) et en particulier à ceux qu’Hérodote appelait les Syriens.

Pour démontrer que les Colches étaient des Egyptiens Hérodote invoque les deux indices suivants :

–          Le premier, c’est qu’ils sont noirs et qu’ils ont les « cheveux crépus, preuve assez équivoque, puisqu’ils ont cela de « commun avec d’autres peuples ;

–          le second, et le principal, c’est « que les Colchidiens, les Egyptiens et les Ethiopiens, sont les « seuls hommes qui se fassent circoncire de temps immémorial . «Les Phéniciens et les Syriens de la Palestine conviennent eux-mêmes qu’ils ont appris la circoncision des Egyptiens ; mais « les Syriens qui habitent les bords du Thermodon et du Parthénius, et des Macrons, leurs voisins, avouent qu’ils la tiennent, depuis peu des Colchidiens. Or, ce sont là les seuls « peuples qui pratiquent la circoncision et encore paraît-il qu’en « cela ils ne font qu’imiter les Egyptiens »

J’appelle Nègre, espérant être d’accord avec tous les esprits logiques, un être humain dont la peau est noire, à plus forte raison quand il a les chevaux crépus.

Tous ceux qui acceptent cette définition reconnaitront que, d’après Hérodote, qui a vu les Egyptiens, comme le lecteur voit ce papier, la circoncision est d’origine égyptienne et éthiopienne, et que Egyptiens et Ethiopiens n’étaient autres que des Nègres habitant des régions différentes.

Nous comprenons ainsi pourquoi les Sémites pratiquent la circoncision sans que leurs traditions en donnent une justification valable.

……….la faiblesse des arguments avancés dans la Genèse est caractéristique à cet égard : « Dieu demandera, à Abraham, comme à Moïse de se circoncire, en signe d’alliance avec lui, sans qu’on sache ce qui peut, dans la circoncision considérée du point de vue de la tradition juive même, conduire à l’idée d’une alliance. Le fait est d’autant plus étrange qu’Abraham serait âgé de 90 ans au moment où il fut circoncis. Abraham aurait épousé, en Egypte, une négresse, l’Egyptienne Agar, mère d’Ismaël, point de départ biblique de la seconde branche sémitique, les Arabes  Ismaël serait l’ancêtre historique de Mohamet.

Moïse aurait aussi épousé une Mandianite et c’est consécutivement à son mariage que l’Eternel lui a demandé de se circoncire.

Ce qu’on pourrait retenir par delà les détails légendaires, c’est l’idée que la circoncision n’a été introduite chez les « Sémites » que par suite d’un contact avec le monde noir, ce qui est conforme au témoignage d’Hérodote.

La circoncision ne trouve une interprétation intégrée dans une explication générale de l’Univers, c’est-à-dire une cosmogonie, que chez les Nègres. En particulier la cosmogonie Dogon que la circoncision, pour avoir tout son sens, doit être accompagnée de l’excision : ces deux opérations ayant pour but de retirer à l’homme ce qu’il a de femelle et à la femme ce qu’elle a de mâle. Une telle opération, dans la mentalité archaïque, vise à faire triompher les caractères d’un des sexes chez un être donné.

Selon la cosmogonie Dogon, l’être qui vient au monde est, dans une certaine mesure, androgyne comme le premier dieu.

« Tant qu’il conserve son prépuce ou son clitoris, supports du principe de sexe contraire au sexe apparent, masculinité et féminité sont même force. Il n’est donc pas juste de comparer l’incirconcis à une femme ; il est, comme la fille non excisée, à la fois mâle et femelle. Si cette indécision où il est quant à son sexe devait durer, l’être n’aurait jamais aucun penchant pour la procréation. » (Dieu d’Eau. P.187)

« Ce sont donc de raisons diverses qui expliquent la circoncision et l’excision : nécessité de débarrasser l’enfant d’une force mauvaise, nécessité pour lui de payer une dette de sang et de verser définitivement dans un sexe. »

Pour que l’argument de la circoncision soit valable, il faut que l’androgynie divine qui est la cause traditionnelle de cette pratique dans la société africaine se retrouve dans la société égyptienne. Ce n’est que dans ce cas qu’on sera en droit d’identifier les causes rituelles de la circoncision chez les Egyptiens et dans le reste de l’Afrique Noire.

….dès lors que certains Noirs aient abandonné la circoncision par oubli de leurs traditions, ou pour des raisons diverses, qu’on ait tendance, en Afrique Noire, à abandonner de plus en plus l’excision, que la circoncision égyptienne et la circoncision sémitique soient deux opérations techniquement différentes cela ne change rien quant au fond du problème.

Mais pour que l’identification soit complète et que l’argument de la circoncision soit convaincant il faut que l’excision ait existé aussi en Egypte, Strabon nous apprend qu’effectivement il en était ainsi :

« Les Egyptiens observent surtout, avec le plus grand soin, d’élever tous les enfants qui leur naissent et de circoncire les garçons et même les filles, usage commun aux juifs, peuple originaire de l’Egypte, ainsi que nous l’avons dit à l’endroit où il a été question de lui. »

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Version soninke

Sallinde

(sunnande)

Misirankonun ɲi i ga ɲi sallinden ɲaana saado danben ŋa : a ɲi ikun yaa ga da ke golle xayaadun toxo jonbaaringullu maxa xerexerentaaxu ya (yahuudiya a do araabe) a do xerexerentaaxu ya katta ku beenu Herodoti gi‘i xilli Siriyanu.

Kuudu nan fatanfansindi , ti Kolsinun ɲi i ga ni Mirisankoonun yaa ya, Heredoti ɲi taagumansandini ti fiinu filli yaa kundu :

–          Fana, nan ti fantanbinnun yan ɲi i ya, a do xadi i « yintun deppun ni, ken ga ni daliile xerexerente ya, naatuguti i do « jaman tananu kafon yaa ni ken ŋa »

–          fillandi, ken be sahanten ga ni, nan ti Kolsinun, Misiranko a do Ecopinko, isu ni « soro ya, i baane yaa ga ɲi sallindini gelli manta kara siine », « Fenisiganko a do Falestini Sirinkon yinmenu  danxanaaxu ti a yi nan ti i da sallinden seera Misirankon yaa maxa nxa « Siriko beenu taaxunton ga ɲi Terimojo  a do Paritenu, ken do Makoro, kun ga ni i taaxanrenmun ŋa, i xaa seede nan ti i da sallinden kita gelli Kolosidinkoonun yaa ya. Berni, i baane yan ɲi i ga ni « xabiila beenu ga ɲi sallinden dabarini, a do xadi a wa xo yinme du, i xaa ga ɲi Misirankon yaa seerana ken ŋa»

–          « N ga i be xilli Neegiri, n ga a sinmana in do haqila siri gumun su ga genme ti ke be ya, ken ni ya, haadama renme su faten binnen ga ni, faaramari ken do i yintu deppu ! »

–          I be su ga duŋene ti ke maxankundi moxo kundu ya wa genme nan ti, xo Herodoti, a be ga da Misirankon wori ti i yaaxon ŋa, xoyi ke safandaana gaa ke safaye walla moxo be ya, nan ti sallinden lesilin bogu Misira a do Ecopi ya,xadi ti Misiranko a do Ecopinkon ma ɲi i ga ni sere su tana ya, ganta ti fonbinnu falle, i taaxu dinguranun bogunton ga ɲi mewure ya.

–          A wa faamini keeta manne saabuda jonbaaringullu ga ɲi sallinden dabarini na a ɲi i laadanun ga ma xerexerende laabante kini i ya.

–          Digaamun lanfuyen wa a koyini Injiila noxo nan ti : Kamane, ɲi ga da a muuru Abarahamu maxa, xoyi Muusa yinme ya, ti i nan salli (sunne)kuudo i d’i nan katu genmanrenmaaxu, funbe saabudan ga ra gaa tuwindini, maana be ga da sallinden sabatindi yahudiyanun yinmenu laadanun ŋa, ken ga ken genmanrenmaaxu saarana. Do xadi, Fii ke lasamanten ni biranbe yinme du, Abarahamu wuyin  ɲi ga ɲi 90 siine ya, a gaa sallini (sunnene) waxati be ya. A da a ɲi Abarahamu ga da, Misiranke, foonbinne, Hajara ya yaxi, a ga ni Isimayila saaxa ya, xoyi a ga laxami Biibulun gappen noxon burujunfillandin soron kanma, kun ga ni Araabunun ŋa , Isimayila ga ni Mahamadu (k.d.n.k ) xooxo ya.

Muusa xaa ɲi a ga da Majaanigankan yaxare yaxi, ken ga ɲa saabaabu ya, Duumanten ga da a xiire katta sallinden ŋa

Keeta, o ga raaga ke be ken ragana fii laxaminton su kanma yi, ken ni nan ti sallinden dabarinden ŋa « jonbaaringullu », a sabaabun kite do, i do fatanbinnira royen ŋa me ya, xo Heredoti ga da a ko moxo be ya.

Sallinde ra nta wure loogonte kitta duna yi, ken ga ni xo dunadunwaliye[1]n ŋa, ga ma ɲafalle fatanbinnun laadanun yaa noxo. Xoyi Dogononun dunadunwaliyen ga da a riiti moxo be ya, nan ti : kuudo a n xerexere bangandi haqilun da, sallinde a do yaxarun sunanden yan xawa telle doome ya naatuguti  ku gollu filli ɲanŋen ni do na yogon yaxaraaxu (muru ) a do yaxarin yugaaxu (kunto) yaa bogu no. Ke golle kiite kundu, ga do  ke be batten ŋa, ken ni na ku su dubaananbe fankan  banganten toxo i battan ŋa ya. A wa Dogononun d‘ ake dunadunwaliye maxa, nan ti sere su dunfillo[2]n yan teerini duna yi xoyi fananKamanne[3].

« awa ! na ken muru walla ken kunto toxo no, i ga ni lewura  bangante ke yinme teyinnen ŋa xo yugaaxu a do yaxaraaxu, ken bire kuŋa i fankanin su nan yora. Ken kuŋa a ma xawa  yinme du, xawarannaaxu nan ɲaŋi murunte do yaxare naxa berni, aken do yaxarin sunantanbali su n baana naatuguti isu ni dunfillonun ya. Na a toxo, ke  jirixijaraxaye katta lawura baane yaa ga ma bogu no su, sere ke ra nta xiirene aabada katta jiida ya. »  (Dieu d’Eau. Dere 187)

« ku haqilala gabo kundu yaa faaga moxowasandi katta sallinde a do sunanden ŋa : a ga ni waajibi ya, na toora bogu leminen kanma, xadi, waajibi ga ni na faron tanbo tuge kuudo nan duumemaxan ro i tagaado xerexerenten ŋa

Kuudo salinden d’ake maxankuto nan sabati, a n xawa, Kamannen dunfillaaxu be ga ni fatanbinnira d’ake laada kundu taaxen sabaabun ŋa, nan wori Misira taaxen xaa noxon ŋa. Ke baane yaa saabuda n sikki, ɲaamariye ga katu kiteene do sallinden laadanun faamuyen ŋa, Misirankon a do fatanbinnira taaxon kuttun batten ŋa.

Biranbe fatanbinnu yogonu ga da sallinden wara na a sabaabun ɲa do munguye i laadanun kaara, walla do sabaabu gabo tananu batten ŋa, yaxarin sunnanden ga ware fatanbinnira ya, ken wuren feti nan ti Ejipitu do jonbaaringullu sallindi feeron filli merabogunton ga ni moxo su , ken wa fiinun lesilin yillana.

Nxa, kuudo xerexerenden nan katu sabatini a do sallinden moxowasanden nan faami, a n xawa sunnanden xaa n ɲi Ejipitu ya, « Strabon » da o yinmerawasa ti ken noqu ya, a ga ti kundu :

« Ejipitunkon ɲi, i ga ɲi koorene moxosiri ti xalisiye ya, biranbe i ga ɲi suxulene do i renmun maremoxo siren ŋa ku beenu ga bogu i ya, ti renyugun sallinden ŋa ken do renyaxarun yinme ya, ken ga ni laada yi i do yahuudiyanun ga ɲi a taxandini me ya, ken ni jama ya nan giri bakka Ejipitu ya, xoyi o ga da a ko dingira yogo ya… »

 

Siixu Anta Joopu

(Nations Nègres et Culture)

[1] cosmogonie

[2] androginie

[3] Premier dieu